L’Observatoire de la Société Civile Congolaise pour les Minerais de Paix (OSCMP-RDC), la Dynamique des Femmes des Mines (DYFEM), la Maison de Gouvernance du Secteur Extractif (MGSE), l’Observatoire des Ressources Naturelles de la Commission Episcopale des Ressources Naturelles (ORN-CERN/ Diocèse de Goma); Ont mené pendant douze (12) mois une étude d’analyse documentaire, une série des descentes assorties des consultations des populations sur la société ALPHAMIN BISIE MINING SA et son projet Bisie Tin couvert par le Permis d’exploitation n°13155 octroyé le 03 Février 2015 et actuellement grand projet d’exploitation de l’étain au niveau continental.
Découverte en 2002 par les communautés locales, la mine de Bisie a fait l’objet d’une exploitation artisanale dès 2002. Les minerais provenant de cette zone ont approvisionné, en grande quantité, le marché de la région des grands-lacs africains ainsi que les entreprises minières occidentales. C’est la période dite du « Boom de la cassitérite ».
En 2006, le gouvernement congolais octroya à la société Mining and Processing Congo (MPC) six (6) Permis de Recherche (4246, 5266, 5267, 5279,10346) couvrant Bisie et ses environs. Dès lors, des conflits et tensions vont naitre dans la zone. Les communautés locales, exploitants miniers artisanaux et négociants des minerais soutenus par des entités de traitement jadis appelés comptoirs vont se liguer contre la société MPC. Ce conflit déstabilisa toute la région.